La FNAIM du Grand Paris vient de publier son dernier observatoire des charges de copropriété, réalisé sur 300.000 lots et 9.352 immeubles

Agence Projection Immobilière

 

A l’heure où l’évolution des tarifs des syndics fait polémique, notamment en liaison avec l’évolution de la réglementation imposée par la loi Alur, la FNAIM du Grand Paris a publié son dernier observatoire des charges de copropriété. Cet observatoire étudie les charges de copropriété de l’année 2013 en Ile-de-France et il faudra donc attendre le prochain pour évaluer précisément les hausses des honoraires de syndics associées à la loi Alur, dont plusieurs décrets doivent encore préciser le nouveau cadre, notamment la liste des prestations particulières facturées hors forfait.

9.352 immeubles étudiés

En incluant désormais toute l’Ile de France, à l’exception de la Seine et Marne, cet observatoire prend une ampleur nouvelle avec désormais 9.352 immeubles étudiés et près de 300 000 lots. Sur Paris, intra-muros, l’échantillon représente par exemple 15% des lots de copropriété existants. A noter que, les données sont issues de la comptabilité des syndics sur une base anonyme et volontaire.

2 089 euros par an

La moyenne des charges, hors dépenses et charges exceptionnelles, s’établit à 2 089 euros par lot et par an dans le Grand Paris, soit 174 euros par mois. Ces charges de copropriété restent les plus élevées à Paris (2 292 euros) puis dans les Hauts-de-Seine (2 093 euros), le Val-de-Marne (2 078 euros), la Seine-Saint-Denis (2 016 euros), et enfin le Val d’Oise (1 951 euros). Les Yvelines (1 890 euros) et l’Essonne (1 810 euros) sont les départements où les charges sont les plus faibles. Par rapport au précédent observatoire de la FNAIM qui n’analysait que Paris intra-muros,  la hausse serait d’environ 5% sur un an.

Moins cher quand on s’éloigne de Paris

«Le premier constat qui s’impose à l’analyse est que le niveau des charges est dépendant de l’implantation géographique de l’immeuble. Le niveau des charges est le plus élevé à Paris sur les postes assurances, salaires et honoraires. Nous constatons une diminution globale des charges au fur et à mesure que l’on s’éloigne de Paris», explique Gilles Ricour de Bourgies, Président de la FNAIM du Grand Paris.

Honoraires des syndics

Le chauffage collectif reste le premier poste de dépense avec près de 500 euros par an, devant l’entretien de l’immeuble (salaires et charges) qui comptent pour un peu plus de 300 euros. Il s’agit cependant de moyennes puisque seuls environ 30% des immeubles sont dotés de chauffage collectif à Paris. La nature des bâtiments explique aussi les différences de prix par département puisque plus de 80% des immeubles parisiens ont été construits avant 1960 alors que cette proportion n’est que de 40% en petite couronne.

L’entretien de l’immeuble (salaires et charges) arrive en deuxième position avec  307 euros en moyenne par lot mais jusqu’à 383 euros pour Paris. Avec 160 euros en moyenne mais jusqu’à 216 euros dans Paris, les honoraires des syndics ne représentent pas plus de  10% des charges. Attention toutefois, on parle ici des charges courantes de copropriété et pas des travaux sur lesquels les syndics prélèvent d’ailleurs un pourcentage de la facture.